Représentants actuels

Alexandra Mogyoros (Université d'Ottawa)

Je me suis intéressée à la bioéthique durant un cours d'orientation professionnelle au secondaire, à la suite de mon évaluation professionnelle. J'ai été intriguée par le caractère interdisciplinaire du domaine, qui regroupait l'ensemble de mes intérêts scolaires de l’époque.

Plus j'en apprenais sur la bioéthique, plus elle me fascinait. J'ai donc décidé de suivre un cours de premier cycle qui me permettrait de mieux comprendre certaines des disciplines pertinentes à l'étude et à la pratique de la bioéthique. Je me suis inscrite en arts et sciences à l'Université de Guelph et j’ai obtenu un baccalauréat avec mineure en biologie centrée sur la génétique et mineure en philosophie centrée sur l’éthique. Ce programme proposait également un ensemble de cours qui explorait les liens entre sciences et sciences humaines, de même que le rôle des sciences dans la société.

Après mon baccalauréat, j'ai choisi les prochaines étapes de mes études en fonction de mes aspirations futures, soit travailler dans le milieu universitaire tout en participant aux changements dans les politiques. Compte tenu de la structure actuelle de l'éducation en bioéthique au Canada et de mes ambitions personnelles, il était plus logique pour moi de poursuivre mes études dans une discipline ciblée et de centrer mes recherches sur la bioéthique, plutôt que d'opter pour un diplôme interdisciplinaire. J'ai donc décidé de faire un diplôme en droit.

Je suis actuellement en première année de droit à l'Université d'Ottawa. Bien que je n’en sois qu’au deuxième semestre, l'expérience m’a déjà aidée à cerner davantage mes intérêts de recherche. Ces derniers se situent actuellement à la jonction du droit en matière de santé et du droit en matière de technologie. Plus précisément, je m’intéresse aux implications éthiques et juridiques des nouvelles technologies qui affectent notre conceptualisation de la santé et de la normalité, ainsi qu’au rôle que les mécanismes de droit privé pourrait jouer dans la réglementation de ces nouvelles technologies.

Kiran Pohar Manhas (Université de Calgary)

De nombreuses voies peuvent conduire à la bioéthique. La mienne a été universitaire, pluridisciplinaire et complémentaire. Mon diplôme de premier cycle en pharmacie, à l'Université de la Colombie-Britannique, a été suivi par une maîtrise en recherche et en politiques de santé, à l'Université McMaster. Ces expériences ont piqué mon intérêt pour le droit et la façon dont il influence et encadre les questions touchant la santé des Canadiens. J'ai ensuite obtenu un diplôme en droit de l'Université de Victoria, où j’ai pris des cours en droit de la santé, en bioéthique et en droits de l'homme. Pendant mes études, j'ai acquis de l’expérience professionnelle dans plusieurs domaines : recherche en santé, pharmacie communautaire, industrie pharmaceutique, gouvernement provincial.

Après mes études de droit, j'ai fait un stage dans le cabinet d’une firme nationale en Colombie-Britannique. Au cours de cette expérience, ma curiosité a été piquée par deux grands projets concernant les droits des enfants et la propriété du corps humain. Je suis arrivé à l'Université de Calgary pour travailler comme analyste de recherche sur les politiques touchant les enfants et la médecine reproductive. Ce travail mettait en application mes connaissances en pharmacie et en politiques de la santé et ma formation juridique. Une carrière universitaire en bioéthique m’est alors apparue comme idéale, puisqu’elle correspondait à mes aspirations, combinait les différents aspects de ma formation et me permettait de poursuivre une carrière fascinante, unique en son genre. À long terme, cette carrière allait me permettre d’explorer l’impact des questions éthiques et juridiques  sur la santé maternelle et infantile.

Entreprendre un doctorat n'a pas été un choix difficile : on n’a qu’à penser à l’indépendance offerte au chercheur et aux avantages dont jouit le professeur. Les études de doctorat m’aideraient à réfléchir non seulement aux implications juridiques et politiques, mais aussi aux implications éthiques. En 2007, deux ans après avoir obtenu mon diplôme de droit, j'ai commencé un doctorat en sciences médicales avec spécialité en éthique biomédicale à l'Université de Calgary. Ce programme était adapté à mes intérêts et à mes compétences interdisciplinaires. J'ai suivi des cours dans différentes facultés : droit, sciences infirmières et sciences de la santé communautaire. Ma recherche de doctorat porte sur les questions de responsabilité dans la transition vers les soins pédiatriques complexes à domicile. Pour cette recherche, j'utilise les compétences et les connaissances que j’ai acquises en droit, en recherche qualitative et en analyse éthique.

Sarah Touyz (Université McGill)

Mon cheminement vers l'éthique biomédicale a commencé pendant mon baccalauréat à l'Université McGill. J’avais choisi une majeure en anatomie et biologie cellulaire et une mineure en études environnementales, mais je m’étais toujours interrogée sur les aspects éthiques et leur application en médecine, en recherche et dans la société. Mon intérêt s’est d’abord porté sur l'éthique de l'utilisation d’animaux en recherche scientifique ou médicale. Les questions d’éthique n'ont pas été abordées en profondeur pendant mes études de premier cycle (bien que des résultats de recherche soient enseignés dans la plupart des cours), ce qui me laissait souvent insatisfaite, avec un sentiment de désarroi moral. Après avoir obtenu mon baccalauréat en 2009, ma quête de réponses aux préoccupations suscitées par mes études de premier cycle m’a conduite vers la bioéthique.

Je suis actuellement étudiante de maitrise en médecine expérimentale, spécialisée en éthique biomédicale, à l'Université McGill. Mes champs d'intérêts en matière d'éthique et de moralité en médecine se sont élargis pour inclure la gestion des animaux dans la recherche, l'éthique clinique et pédiatrique, la relation médecin-patient, l'euthanasie, le triage, la vérité et le consentement éclairé. De plus, je m’intéresse particulièrement au rôle des religions monothéistes et du féminisme dans la médecine et la bioéthique.

Mes intérêts englobent l'éthique et les responsabilités, ainsi que les libertés et responsabilités des patients, des soignants et de la société. Mon aspiration à résoudre les problèmes moraux qui découlent de la médecine m'a encouragée à explorer l'éthique biomédicale avant d'entreprendre ma formation finale en médecine. Mon objectif à long terme est de créer de nouveaux programmes d'enseignement de la gestion éthique en médecine et en recherche biomédicale. Une formation en bioéthique améliorerait grandement et renforcerait mon appréciation de la formation médicale et de mon futur rôle en tant que fournisseur de soins de santé et enseignante.